Hommage à Jacques Rozier

BLUE JEANS (22’-1957), fiction avec Élizabeth Klar, René Ferro et Francis de Peretti // LE PARTI DES CHOSES (8’-1963) // PAPARAZZI (22’-1963), documentaires avec J-L Godard, B Bardot et M Piccoli (22’-1963), documentaires avec J-L Godard, B Bardot et M Piccoli
Réalisation : Jacques Rozier
Pays : France
Production :
Année :
Durée :
Email : intlfest@mk2.com
Tél :

Projection

Où : Salle de cinéma Le Mondial Collioure
Quand : 4 octobre 2023 à 19:00

Synopsis

BLUE JEANS

« Un court métrage frais, jeune et beau comme les corps de vingt ans dont parlait Arthur Rimbaud », écrit Jean-Luc Godard au sujet de ce deuxième film de Jacques Rozier. Et de fait, à mi-chemin entre une page estivale de L’Éducation sentimentale et le documentaire sur la Côte d’Azur, Blue Jeans apporte une dose concentrée et vivifiante de soleil. Rozier, cinéaste de trente ans, esquisse son grand traité de l’insouciance ; il propose une vision de la joie à travers la dérive, telle que la pratiqueront plus tard les héroïnes d’Adieu Philippine.
Gabriella Trujillo

PAPARAZZI

Lorsque Jacques Rozier filme le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard en 1963, il réalise deux courts métrages complémentaires, Paparazzi et Le Parti des choses. Dans le premier, il s’éloigne de l’équipe du film en pourchassant les paparazzi qui rôdent dans les collines avoisinantes. Dans le second, au contraire, il filme le tournage du Mépris, se rapproche plus gravement de l’acte de création, dévoile les gestes quotidiens des techniciens, les déplacements des comédiens, les orientations du réalisateur et raconte l’organisation aléatoire guidée par le hasard des événements. (…) Jacques Rozier, visiblement fasciné par Fritz Lang et Brigitte Bardot, l’est aussi par son ami Jean-Luc Godard. Il le suit discrètement, le laisse travailler, avec ou sans la présence des dieux. Rozier, avec sa caméra, suit celle de Godard. Cette fois, il est le paparazzi qui chasse les appareils du cinéma.
Hervé Pichard

« Des films authentiques, il n’y en a pas beaucoup. Le discours dominant est que le cinéma est un art, moi je pense que le cinéma est de moins en moins un art. Il faut lutter pour qu’il reste un art, mais c’est surtout une industrie étant donnée la concentration actuelle, les intérêts en cours. L’utopie, c’est bien ! Ce qui vaut le coup, c’est de lutter pour une cause impossible. »
(Jacques Rozier, 2003)

Biographie

De tous les cinéastes français de la Nouvelle Vague ou apparentés, Jacques Rozier est peut-être le plus mystérieux, le plus espiègle, et aussi le plus discret. Plus de soixante ans ont passé depuis son premier court métrage, Rentrée des classes, en 1956 : il est temps aujourd’hui de restaurer les films de ce cinéaste majeur qui, en proposant une œuvre sensible et décalée, a marqué l’histoire du cinéma français et continue d’influencer de jeunes réalisateurs.

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